Marie-Joëlle Hadd

Marie-Joëlle Hadd est interprète et chorégraphe en herbe. Une carrière de gymnaste commence lorsque sa mère la trouve assise sur le réfrigérateur de la cuisine à l’âge de trois ans. Dès lors, elle passe la plupart de son temps la tête en bas à Viagym et au plus grand désespoir de sa mère, continue d’expérimenter les limites gravitationnelles sur les différents meubles de la maison. Malgré le grand nombre d’heures passées à tourner dans les airs, Marie-Joëlle trouve le temps d’approfondir la gymnaste qu’elle est en prenant des classes de ballet classique, de claquette, de jazz et de funky. Elle performe dans plusieurs compétitions régionales et provinciales pour finalement se rendre en finale provinciale des Jeux du Québec de 1995 à Granby. Après un fâcheux accident à la cheville, elle délaisse sa carrière de gymnaste et profite de sa réhabilitation pour prendre des cours de karaté, style Shorin Ryu, dans lequel elle accumule les ceintures colorées. Par la suite, elle devient entraîneuse au Club de trampoline et cirque Barani et, étant remise de sa blessure, reprend l’entraînement au tumbling. Ne sachant pas trop que faire de sa vie, elle traîne quelques années dans les locaux d’art au cégep du Vieux Montréal pour finalement, entre deux grèves, faire la connaissance de Jean-Pierre Mondor qui lui partage sa passion pour la danse contemporaine. Elle fait partie de sa troupe durant deux années où elle touche, pour la première fois, à l’interprétation et à la création. Il lui suggère de débuter un baccalauréat en danse à l’UQAM qu’elle terminera, dans les profils interprétation et création, à l’hiver 2009. Durant ses années d’étudiante sérieuse, elle participe à la résidence Clash 2007/2008, projet initié par la Compagnie De Brune, au cours duquel elle fait la rencontre de quatre chorégraphes : Anne Thériault, Normand Marcy, Nicolas Cantin et Frédérik Gravel, tous plus charmants les uns que les autres. Elle travaille aussi en ‘one piece’ orange pour Émilie Poirier et Les Restants présenté à Danses Buissonnières : Les Gradués 2008. Pendant ce temps, sa cavité cérébrale pond plusieurs petites pièces pour finalement aboutir à l’Agora de la danse avec C12H22O11 créé dans le cadre du cours spectacle chorégraphique libre en avril 2009. Ensuite, elle se transforme en guépard athlétique pour servir la pièce Fluidengin de Normand Marcy et performe dans Écoute pour voir d’Emmanuel Jouthe présenté dans le cadre de Microclimat au FTA 2009. Depuis, Marie-Joëlle s’est jointe comme partenaire au groupe de Fleur d’asphalte, studio de danse et de création.